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Archivé - Importante mise en garde sur un médicament : l'hydroxyurée en association avec la didanosine et/ou la stavudine
- Date de début :
- 28 mars 2001
- Date d’affichage :
- 28 mars 2001
- Type de communication :
- Avis aux professionnels de la santé
- Sous-catégorie :
- Médicaments
- Source :
- Santé Canada
- Public :
- Professionnels de la santé
- Numéro d’identification :
- RA-17000185
La présente est une copie d'une lettre de Bristol-Myers Squibb Canada Inc.
Communiquer avec la compagnie pour obtenir copie de toute référence, pièce jointe ou annexe.
Renseignements importants au sujet des avis de Santé Canada
Bristol-Myers Squibb Canada Inc
Mise en garde importante sur un médicament
Professionnel de la santé :
OBJET : Hépatotoxicité et pancréatite qui mettent en danger la vie des patients infectés par le VIH, prenant de l'hydroxyurée en association avec la didanosine et/ou la stavudine, avec ou sans autres agents antirétroviraux.
Bristol-Myers Squibb aimerait attirer votre attention sur des rapports faisant état de cas d'hépatotoxicité et de pancréatite chez des patients infectés par le VIH, traités par l'hydroxyurée, administrée en association avec des agents antirétroviraux, en particulier la didanosine et/ou la stavudine. L'hydroxyurée est un agent cytotoxique indiqué dans le traitement de plusieurs types de cancers. Des cas d'hépatotoxicité et de pancréatite ont été signalés chez des patients infectés par le VIH recevant en association de l'hydroxyurée et des agents antirétroviraux, en particulier la didanosine et/ou la stavudine.
Remarque : l'usage de l'hydroxyurée dans le traitement de l'infection par le VIH n'est pas approuvé par Santé Canada.
Données existantes
En raison d'une augmentation apparente du nombre de cas d'hépatotoxicité grave, incluant des décès, parmi les patients infectés par le VIH et traités par l'hydroxyurée administrée en association avec la didanosine et/ou la stavudine, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a fait chercher dans la base de données de son système de déclaration volontaire des réactions indésirables les cas d'hépatotoxicité associée à l'hydroxyurée. Cette recherche a montré que 34 cas ont été signalés en 1998-1999, comparativement à 5 cas par année, en moyenne, entre 1990 et 1997.
L'hépatotoxicité a mené à une issue fatale dans 15 des 34 cas. Les patients ont reçu un traitement concomitant par la didanosine dans 91 % des cas (31 sur 34) et, dans 56 % des cas, ils ont également pris de la stavudine, ce qui produit le schéma d'utilisation de l'hydroxyurée en présence d'infection par le VIH. La didanosine, la stavudine et l'hydroxyurée ont été administrées en concomitance à 15 des 34 patients (73 %) qui sont décédés et à 7 des 19 patients (37 %) qui ont survécu.
Les épisodes hépatiques signalés sont notamment une augmentation du taux de bilirubine, l'insuffisance hépatique, une élévation des valeurs obtenues aux tests d'exploration de la fonction hépatique, une stéatose hépatique (avec ou sans acidose lactique), la cirrhose et la cholostase. Dans la plupart des cas, il n'a pas été possible de connaître la dose d'hydroxyurée. De plus, les rapports ne mentionnent pas les autres facteurs susceptibles d'avoir joué un rôle dans ces épisodes. La proportion de patients ayant déjà souffert d'une hépatite virale préalablement diagnostiquée était la même chez ceux qui sont décédés à cause de l'hépatotoxicité que chez ceux qui ont survécu à ce trouble (40 % vs 37 %, respectivement).
D'après les données tirées du système de déclaration volontaire des réactions indésirables de la FDA, le nombre de cas d'hépatotoxicité et de décès attribuables à l'insuffisance hépatique augmente lorsque l'hydroxyurée fait partie d'un schéma de traitement antirétroviral, surtout si elle est administrée en association avec la didanosine et/ou la stavudine. Bien que ces cas d'hépatotoxicité aient été repérés à la suite d'une recherche rétrospective dans les données provenant d'un système de déclaration volontaire, les fournisseurs de soins de santé devraient les considérer dans le contexte des études ACTG 5025 et 3-D. Ces deux études cliniques ont été interrompues prématurément en raison d'une augmentation du nombre de cas de pancréatite et de neuropathie périphérique chez les patients traités par l'hydroxyurée, la didanosine et la stavudine, qui recevaient en plus un inhibiteur des protéases ou un inhibiteur non nucléosidique de la transcriptase inverse. L'hydroxyurée n'est pas indiquée dans le traitement de l'infection par le VIH; cependant, si des patients infectés par le VIH sont traités par l'hydroxyurée, leur état devrait être surveillé de près pour que les signes d'hépatotoxicité, de pancréatite et de neuropathie périphérique puissent être décelés le plus rapidement possible, surtout s'ils prennent également de la didanosine et/ou de la stavudine.
C'est avec plaisir que nous vous faisons parvenir ces renseignements et nous espérons qu'ils vous seront utiles dans votre travail auprès des patients. Si vous avez des questions à ce sujet ou si vous désirez obtenir des données médicales additionnelles, n'hésitez pas à nous contacter au 1-800-267-1088, ext. 2274.
Nous vous prions d'agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.
originale signée par
La directrice, Affaires médicales, Dr Nacia Faure
Vous pouvez également les signaler à :
Programme canadien de surveillance des effets indésirables des médicaments (PCSEIM)
Bureau d'évaluation des produits homologués
Direction des produits thérapeutiques
Santé Canada
Indice de l'adresse : 0201C2
Ottawa (Ontario) K1A 1B9
cadrmp@hc-sc.gc.ca
On peut trouver le formulaire des EIM dans le Compendium des produits et des spécialités pharmaceutiques et/ou sur le site internet du Programme des produits thérapeutiques. Vous trouverez aussi les Lignes directrices concernant la notification des effets indésirables des médicaments commercialisés